Mieux protégé mais moins accessible

A l’origine de l’Internet  tout était plus simple.

Les premiers sites,  au début de l’ère d’Internet, partageaient des informations directement accessibles dont l’adresse de contact, équipée du lien « mailto: ». Un simple clic sur ce lien ouvrait le logiciel de rédaction de mail avec l’adresse du destinataire pré-renseignée.

Comme c’était pratique !

Le « mailto: » existe et fonctionne toujours mais il est fortement déconseillé de l’utiliser, sauf bien sûr si l’on tient à collectionner les spams. Le web est en effet davantage parcouru par des robots que des humains et détourner la finalité du lien « mailto: » est d’une commodité déconcertante pour un robot spammeur.

Le lien « mailto: » a été d’abord remplacé par un formulaire de contact qui avait le double avantage d’avoir l’opportunité de recueillir quelques informations et d’entraver les robots spammeurs.

Mais les spammeurs ont manifestement appris à utiliser les formulaires de contact.

On a alors vu apparaître des tests de Turing inversés, sensés discerner les humains des robots, sous diverses formes toutes horripilantes et certaines infranchissables. Le site de numerunique a eu le sien, discret mais efficace, en tout cas dans un premier temps.

Malgré quelques améliorations subtiles et aussi peu dérangeantes que possible pour les vraies demandes de contact, les spams sont réapparus inexorablement. Un reportage sur les plateformes numériques en a éclairé la cause probable : de pauvres hères  sont recrutés sur Internet pour résoudre ces tests barrières en contrepartie d’une rémunération dérisoire.

C’est pourquoi l’accès au formulaire de contact du site de numerunique est désormais accessibles aux seuls utilisateurs identifiés. C’est efficace, du moins pour le moment.

Mieux protégé ou plus accessible ? Ce choix requière un arbitrage délicat. Mais une demande de contact anonyme a peu de chance de présenter le moindre intérêt. C’est cette considération qui a emporté la décision pour un site mieux protégé mais moins accessible.

Une alternative au tracking des GAFAM

Dans la même veine que l’article précédent, après la surveillance des contacts rapprochés  (ou le contraire), on pressant une surveillance encore plus précise et généralisée de la position de tous grâce à nos smartphones, oui, encore eux.

Et dire que l’on dépense volontiers des sommes considérables pour s’équiper de ces précieux dispositifs qui menacent nos libertés et notre vie privée !

Donc il est fort probable que nous serons bientôt tous étroitement suivis officiellement. Il est tout aussi certain que nous le sommes déjà officieusement, mais on aurait pu continuer à préférer ne pas s’en apercevoir.

Malgré tout, la géolocalisation a du bon et il ne faudrait pas se priver d’en profiter. Les solutions pour le faire sont très nombreuses mais celles « offertes » par les GAFAM ou affiliés sont encore plus suspectes que nombreuses.

Alors numerunique propose un service avec comme préoccupation principale le respect de la vie privée et comme motivations initiales deux cas d’usage :

  1. rassurer ses proches sur la bonne progression d’un déplacement,
  2. faire patienter un rendez-vous.

Le deuxième consiste à donner une visibilité sur l’arrivée imminente pour un rendez-vous. Plutôt que de se dire « Mais que fait-il ? » la personne qui vous attend peut voir où on en est.

Le point premier cas d’usage est celui qui a été utilisé comme test en situation réelle du service à l’occasion d’un parcours récent : un trajet des Alpes vers le Nord. Qui n’a pas souhaité rassurer sa mère, son épouse et son fils sur le bon déroulement d’un long trajet en solitaire ? Et c’est justement le contexte de ce voyage.

La carte ci-dessus était la partie accessible aux intéressés et l’affichage ci-dessous est une copie d’écran du service qui a permis de rapporter automatiquement le bon déroulement du voyage.

Il s’agit simplement de la page d’accueil d’un site Internet (https://geo.nun.tf) qui permet d’exploiter la géolocalisation accessible à tous les navigateurs (Firefox en l’occurrence).

Un traitement local récupère la position obtenue avec le GPS du smartphone et la transmet au serveur qui héberge geo.nun.tf.

Celui-ci enregistre dans une base de donnée les positions successives et restitue la progression sur une carte sur simple demande de visualisation de la page associée au suivi (geo.nun.tf/123.2133 pour l’exemple ci-dessus).

C’est aussi simple que cela et le mieux pour s’en faire une idée est de l’essayer en allant sur https://geo.nun.tf.

Mais comment cela respecte-t-il la vie privée de son utilisateur ?

Et bien :

  • Les positions transmises entre le smartphone et le serveur sont chiffrées.
  • Le serveur qui héberge ce service est situé en France et est hors de contrôle des GAFAM, bien entendu.
  • La cartographie est assurée par OpenStreeMap, un système libre et ouvert.
  • Ce service n’utilise pas de cookie,
  • ne demande pas de login,
  • ne recueille aucune donnée personnelle,
  • ne partage rien avec aucune autre société,
  • ne fait aucune exploitation commerciale des suivis enregistrés.
  • Il ne fonctionne que si la localisation du smartphone est active et autorisée pour le navigateur, si la page pour la transmission des données est active et si le smartphone n’est pas en veille. C’est d’ailleurs justement à cause de cette dernière contrainte que la première partie du voyage inaugural est en pointillé.
  • Seuls ceux auprès de qui le lien unique vers la carte de suivi a été partagé ont accès au suivi.
  • Et pour finir, les positions enregistrées depuis plus de 24 heures et les traces sans positon depuis plus de 12 heures sont supprimées tous les jours.

Et en plus il est possible d’utiliser ce service librement et sans surcoût puisqu’il n’y a actuellement aucun moyen de payer pour cela !