Hôtel, location, copropriété : les différents types d’hébergement web

Si si, on parle bien d’hébergements “web” ici : de solutions pour profiter d’un espace de traitement et de stockage “en ligne” c’est à dire connecté à Internet.

Le clin d’œil aux différents types d’hébergement au sens plus classique est à la fois une métaphore pour donner une indications imagée sur les particularités des choix possibles et aussi parce que leur équivalents techniques (mutualisés, virtuels, dédiés) sont nettement moins lisibles.

Hébergement mutualisé (l’hôtel)

Un hébergement mutualisé, c’est comme une chambre d’hôtel : on s’occupe de tout à votre place en contrepartie d’une liberté et d’une confidentialité limitées. Et il y a aussi plusieurs niveaux de conforts (et de prix).

Les principaux inconvénients d’un hébergement mutualisé sont d’avoir des choix techniques imposés et un accès limité aux systèmes sous-jacents. La première limite est à considérer lorsque l’on choisit l’hébergement pour s’assurer que ses caractéristiques sont compatibles avec les configurations minimales exigées pour ce que l’on souhaite faire. La deuxième limite apparaît en cas de problème, lorsque les possibilités et moyens d’investigations font défaut où lorsqu’on veut déménager.

Le deuxième inconvénient d’un hébergement mutualisé est le risque de “voisins bruyants” et là les termes techniques et classiques coïncident. En effet, les ressources (processeur, mémoire, disque, réseau) sont partagées entre plusieurs utilisateurs. Si l’un d’entre eux se met à faire des traitements lourds avec des accès aux disques fréquents et d’importants échanges par le réseau alors tous les autres voient les performances de leur hébergement fortement dégradées. Bien sûr il y a des limitations mais elles ne suffisent pas toujours à prévenir les abus.

Pour ce qui concerne la confidentialité d’un hébergement mutualisé, c’est simple : elle est tout à fait correcte entre utilisateurs et nulle vis à vis de l’hébergeur.

Un hébergement mutualisé présente quand même un avantage considérable : tous les aspects techniques sont pris en charge par l’hébergeur : installation, configuration, sauvegardes, surveillance et dépannages.

Le serveur dédié (la copropriété)

A l’opposé de l’hébergement mutualisé, le serveur dédié offre les libertés maximales autant pour les choix techniques que pour les accès au système. On dispose d’un ordinateur pour soi tout seul et on peut en faire ce que l’on veut. La contre partie évidente est qu’il faut tout faire soi-même et tout assumer.

Il y a quand même des “parties communes” d’où l’analogie avec la copropriété dont notamment la connexion en réseau avec Internet et le “data centre” (bâtiment, alimentation électrique, …) qui reste toujours sous le contrôle et la maîtrise du fournisseur de même que les interventions physiques sur la machine comme par exemple un changement de disque, de mémoire ou d’autres composants de l’ordinateur.

Par contre la confidentialité est maximale. Elle n’est cependant pas totale puisque l’hébergeur dispose d’un accès physique à la machine : une petite panne fortuite et hop on en profite pour faire une copie du disque. L’interruption sera visible pour le propriétaire du serveur dédié mais pas ce qui s’est passé pendant l’anesthésie générale.

Le serveur virtuel (la location)

C’est une solution mixte des deux précédentes. On dispose des mêmes avantages (et contraintes) que celle d’un serveur dédié mais celui-ci est en réalité une fraction partagée d’un serveur dédié.

On retrouve les inconvénients d’un hébergement mutualisé : les conséquences potentielles de “voisins bruyants” et une confidentialité limitée, les espaces de stockage étant librement (et discrètement) accessibles à l’administrateur de la machine. En revanche, si les pannes matérielles peuvent toujours avoir des conséquences néfastes, elles sont gérées par l’hébergeur.

Lequel choisir ?

Le choix entre un hébergement mutualisé, un serveur virtuel ou dédié est d’abord une question de compétences plus qu’une question de prix. Il faut disposer des compétences d’un informaticien professionnel pour être capable de gérer un serveur dédié ou virtuel. Donc pour celui qui ne les a pas, le choix est vite fait.

Ensuite c’est une question d’exigence : si l’on recherche une confidentialité maximale, par exemple pour la gestion de données personnelles sensibles, il est de loin préférable de choisir un serveur dédié, quitte à devoir s’appuyer sur les compétences d’un prestataire professionnel de l’informatique. Ce qui reste intéressant dans tous les cas.