Consommation électrique

A l’instar du système mis en œuvre pour visualiser la consommation d’eau, l’installation d’un capteur équivalent permet d’accéder à celle de l’électricité.

capteur_elec

Amélioration du tableau électrique

Légende :

  1. le capteur de consommation électrique avec une sortie numérique,
  2. la sortie numérique du capteur reliée au Raspberry Pi (tout comme pour le capteur de consommation d’eau),
  3. une alimentation 5V DC 2.4A,
  4. le branchement de l’alimentation sur le Raspberry Pi.

Attention, si en théorie l’ajout du capteur au tableau électrique est simple, en pratique il est nécessaire de la confier à un professionnel.

L’ajout d’une alimentation installée sur le rail DIN est optionnel mais tant qu’à faire déplacer un électricien pour l’installation du capteur de consommation électrique, autant en profiter !

Le captage des impulsions est identique à celui fait pour l’eau. La conversion en watt est différente et dépend (un peu) du capteur mais l’affichage est similaire :

ConsommationElectrique

La consommation instantanée

C’est vraiment pédagogique de voir sa consommation d’énergie en temps réel ! En vidéo, c’est plus démonstratif : https://youtu.be/WDUL1vy2zWc

Il ne reste plus qu’à exploiter l’information pour faire des économies et contribuer à lutter contre le réchauffement climatique.

Pour l’exemple du café de la vidéo, on a consommé environ 10 W/h pour faire le café, soit 1 cent TTC pour l’électricité. Il faudrait estimer les coûts d’eau et de grains de café pour avoir un prix de revient mais on peut raisonnablement penser que ce n’est pas en limitant le nombre d’expresso que l’on sauvera la planète. Ouf !

La spirale infernale des mises à jour

C’est désormais bien entré dans les mœurs : les matériels, systèmes et logiciels doivent être régulièrement mis à jour. Au point qu’il est fréquent d’entendre que tel ou tel logiciel ne vaut plus rien puisqu’il n’est plus mis à jour ! Ce genre de principe érigé en dogme est le plus souvent colporté par ceux qui cherchent désespérément à palier leur incompétence par des règles faciles à comprendre.

Le problème avec les mises à jour est qu’elles sont la plupart du temps (mais pas toujours) inutiles voire préjudiciables : certaines apportent davantage de bugs ou de failles de sécurité qu’elles n’en corrigent.

Le plus pénible avec les mises à jour de système d’exploitation est qu’elle impliquent en général la nécessité d’un changement d’ordinateur. Le plus horripilant est d’avoir à redécouvrir le nouvel accès à une commande, un service ou une fonctionnalité par ailleurs identique ou même dégradée…

Et si un programme qui n’est plus mis à jour était tout simplement arrivé à maturité ?

C’est encore pire pour les équipements.

Acheté il y a 2526 jours à la date ce cette photo, ce téléphone (un HTC desire 2010) suppliait d’être remplacé.
HTCdesire

Aujourd’hui on a un choix incroyablement riche pour un téléphone :

  1. Android
  2. iOS

Dans le premier cas, on confie toutes ses données personnelles à google, dans le second à Apple. Et en plus, on paye (cher) pour le faire, c’est quand même génial tout ça.

En l’occurrence, c’est le choix 2 qui a été fait. Il en résulte un problème intéressant pour un informaticien : transférer 419 contacts d’un téléphone Android vers un iPhone.

Pour pimenter un peu la chose, on veut éviter de passer par iCloud. A priori il n’y a rien d’ultra secret dans ces contacts mais c’est une question de principe, alors si c’est une question de principe…

L’extraction des contacts depuis un Android de 2010 est simple, en quelques touch on a un .vcf standard sur la carte SD que l’on peut même récupérer par Bluetooth.

L’import sur l’iPhone se présente moins bien : le modèle choisi n’est pas “résistant aux éclaboussures et à l’eau” mais il est parfaitement étanche à toute forme d’échanges de données, quel qu’elles soient, sauf à passer par iCloud ou iTunes, bien sûr.

Va pour iTunes, officiellement cela reste local. D’ailleurs, il faut même utiliser une connexion par câble pour une synchronisation avec iTunes. Les fonctionnalité Bluetooth supportées entre un Mac et un iPhone sont très économes… seule une connexion réseau est possible. Quelle valeur ajoutée !

Hélas, le MacBook air du propriétaire du vieux HTC et du nouvel iPhone réclame une mise à jour d’iTune en préalable à toute tentative de synchronisation. iTune étant à jour, il faudrait commencer par faire une mise à jour du MacOS. L’opération est risquée, le MacBook air en question est d’une autre époque (i.e. vieux de quelques années).

Alors on passe par un autre mac plus récent, sur lequel on crée un compte temporaire. Il faut quand même y faire une mise à jour d’iTunes. Et là ? On découvre que la synchronisation des contacts ne peut se faire désormais que par iCloud :-((

Moralité, lorsqu’on change de téléphone, il faut aussi changer d’ordinateur. Ils devraient proposer un lot.

Heureusement, il y a un moyen de contourner le blocage : un simple mail (d’une messagerie étrangère à Apple ou google) avec le .vcf en pièce jointe et hop, on récupère ces 419 contacts sur l’iPhone, sans passer par iCloud, comme promis.

PS : c’est impressionnant comme la touche i s’use plus vite lorsqu’on parle de Mac.