Mise en œuvre de la base de données économique et sociale

A lire le décret d’application n° 2013-1305 du 27 décembre 2013 relatif à la base de données économiques et sociales (BDES ou plus simplement BDU pour base de données unique), on jurerait qu’il a été rédigé par un informaticien ! Les dispositions qu’il expose :

  • ne résolvent en rien les complexités administratives et humaines liées au partage des informations concernées par ce décret,
  • laissent une très grande liberté aux solutions techniques pour sa mise en œuvre,
  • ouvrent un immense potentiel de traitement de ces informations.

Et quelles informations ! Il s’agit ni plus ni moins que de tous les indicateurs économiques et sociaux, passés, présents et futurs d’une société…

Il a deux facteurs qui donnent un contexte extrêmement favorable à la réalisation de ce décret. La base de données économique et sociale apportera certainement une réelle plus value à ses utilisateurs et le contexte technique actuel, d’un point de vue informatique, offre un cadre idéal à sa mise en œuvre.

L’obligation de mettre à disposition les éléments d’analyse ou d’explication mentionnée dans le décret indique que les données numériques brutes ne seront pas suffisantes. Le recours à un ensemble de documents s’impose donc naturellement, au moins dans un premier temps.

La première solution qui émerge alors est l’adaptation, plus ou moins hâtive, d’un GED (système de gestion électronique de documents). Cette solution trouvera vite ses limites. Il y a d’autres fonctionnalités à satisfaire que celles proposées par ses systèmes, par exemple la gestion des délais qui courent à compter de la communication des informations.

La solution technique à la mise en œuvre de la base de données unique justifie le développement d’un outil ad hoc, simple et utile.

Cependant, les besoins seront communs à toutes les entreprises. Ces développements pourront être ainsi mutualisés ; ce qui permettra de réduire les coûts de mise en œuvre de manière très conséquente.