Faire simple est plus compliqué qu’il n’y paraît

Le titre de cet article illustre le contraire de son propos : l’apologie de la simplicité. Ca commence bien !

La tendance naturelle est d’ajouter de la complexité superflue. Cette propension est d’autant plus importante que les capacités sont limitées. De magnifiques exemples se trouvent dans le monde de la recherche où quelques médiocres se donnent de l’importance par le recours à un argot qu’ils sont les seuls à connaître ; ils en déduisent que leur travail est de très haut niveau puisque personne ne les comprend… A l’inverse, les vrais sommités du même contexte vous présentent leurs résultats avec une telle limpidité que l’on s’étonne que le problème soit resté sans solution pendant des siècles !

Revenons à un monde plus quotidien. En informatique l’intérêt de la simplicité est tout autre. Cela en est la raison même : rendre la vie plus facile aux utilisateurs de ce merveilleux outils aux potentiels infinis. Dans ce domaine la simplicité apparente est très souvent inversement proportionnelle à la complexité cachée. Bien sûr il faut parfois mettre en œuvre des algorithmes très complexes pour simplifier les tâches les plus fastidieuses au point de les rendre ludiques. Mais la simplicité, en informatique, c’est d’abord une philosophie. Il ne faut rien ajouter à la complexité inhérente des problèmes abordés.

Cela commence par la liste des fonctionnalités proposées. Combien de commandes, cachées profondément dans les menus, sous-menus, sous-sous-menus, de votre traitement de texte préféré utilisez-vous ? Hum ? Du coup celles qui vous intéressent sont noyées parmi les superflues. Faut-il en dire plus ?

Aller à l’essentiel, éviter le moindre clic, même si cela demande des semaines de travail, proposer des solutions simples et utiles, voilà l’objectif.